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<!--<!DOCTYPE Auteurs SYSTEM "C:\These\Cours\XML\TD2\Sartre.dtd">-->
<Auteurs>
		<Perso id="a1">
			<Nom>Sartre</Nom>
			<Prenom>Jean-Paul</Prenom>
			<Naissance annee="1905" mois="Juin" jour="21" lieu="Paris"/>
			<Deces annee="1980" mois="Avril" jour="15" lieu="Paris"/>
			<Biographie>
				<p>Jean-Paul Sartre (1905-1980), orphelin de père, a été élevé par sa mère. Il entre, en 1924, à l'Ecole normale supérieure, où ses amis se nomment Raymond Aron, Paul Nizan.</p>
				<p>Il est reçu premier, en 1929, à l'agrégation de philosophie. Sa première publication philosophique (<Ecrit>L'Imagination</Ecrit>, 1936) précède les écrits littéraires (<Ecrit>La Nausée</Ecrit>, 1938, et <Ecrit>Le Mur</Ecrit>, 1939). En 1943, <Ecrit>Les Mouches</Ecrit> connaissent un grand retentissement et Sartre, à la Libération, va devenir un écrivain célèbre, bien que sa grande œuvre philosophique <Ecrit>L'Etre et le Néant</Ecrit> (1943), n'ait connu que peu de succès.</p>
				<p>Sartre quitte l'enseignement en 1945. Il se consacre à l'écriture et fonde, avec Simone de Beauvoir, sa compagne, et Maurice Merleau-Ponty, la revue des Temps Modernes, politiquement très engagée. Ses pièces de théâtre (<Ecrit>Huis-clos</Ecrit>, 1945 , <Ecrit>Morts sans sépulture.</Ecrit> 1946 ; <Ecrit>Les mains sales</Ecrit>, 1948), mais aussi ses romans (<Ecrit>Les chemins de la liberté</Ecrit>, 1945), ainsi que ses essais (<Ecrit>Baudelaire</Ecrit>, 1947 ; <Ecrit>Qu'est-ce que la littérature?</Ecrit>, <Ecrit>1947 : Réflexions sur la question juive</Ecrit>, 1947) lui valent une immense réputation et provoquent parfois le scandale.</p>
				<p>A partir de 1950, Sartre se rapproche du Parti communiste dont il est un " compagnon de route " critique et avec lequel il rompra totalement en 1968, lors de l'invasion de la Tchécoslovaquie. De 1950 aux années 60, Sartre approfondit remarquablement la théorie marxiste (<Ecrit>Critique de la raison dialectique</Ecrit>, 1960). <Ecrit>Les mots</Ecrit> (1964) lui vaudront le Prix Nobel, qu'il refusera. Avec son ouvrage sur Flaubert (<Ecrit>L'Idiot de la famille</Ecrit>, 3 tomes, 1971-1972), il semble se rapprocher de la psychanalyse. Atteint de cécité, il continue néanmoins à travailler et à militer. Il meurt, en 1980, ayant mené une vie engagée, qui force souvent l'admiration (Sartre était profondément désintéressé et indifférent à l'argent).</p>
			</Biographie>
			<Infos>
				<Info annee="1964">Refuse le Prix Nobel de littérature pour son ouvrage "Les Mots".</Info>
				<Info>Il est atteint de cécité à la fin de sa vie.</Info>
			</Infos>
		</Perso>
		<Perso id="a2">
			<Nom>De Beauvoir</Nom>
			<Prenom>Simone</Prenom>
			<Naissance annee="1908" mois="Janvier" jour="9" lieu="Paris"/>
			<Deces annee="1983" mois="Avril" jour="14"/>
			<Biographie>
				<p>Simone de Beauvoir est née à Paris le 9 janvier 1908. Elle fit ses études jusqu'au baccalauréat dans le très catholique Cours Désir. Agrégée de philosophie en 1929, elle enseigne à Marseille, Rouen et Paris jusqu'en 1943. <Ecrit>"Quand prime le spirituel"</Ecrit> fut achevé bien avant la guerre de 1939, mais ne paraîtra qu'en 1979. C'est <Ecrit>"L'Invitée"</Ecrit> (1943) qu'on doit considérer comme son véritable début littéraire. Viennent ensuite "Le sang des autres" (1945); <Ecrit>"Tous les hommes sont mortels"</Ecrit> (1946); <Ecrit>"Les Mandarins"</Ecrit>, roman qui lui vaut le prix Goncourt en 1954, <Ecrit>"Les Belles Images"</Ecrit> (1966) et <Ecrit>"La femme rompue"</Ecrit> (1968).</p>
				<p>Outre le célèbre <Ecrit>"Deuxième Sexe"</Ecrit> paru en 1949, et devenu l'ouvrage de référence du mouvement féministe mondial, l'oeuvre théorique de Simone de Beauvoir comprend de nombreux essais philosophiques ou polémiques, <Ecrit>"Privilèges"</Ecrit>, par exemple (1955), réédité sous le titre du premier article <Ecrit>"Faut-il brûler Sade?"</Ecrit> et <Ecrit>"La vieillesse"</Ecrit> (1970). Elle a écrit, pour le théatre, <Ecrit>"Les bouches inutiles"</Ecrit> (1945) et a raconté certains de ses voyages dans <Ecrit>"L'Amérique au jour le jour"</Ecrit> (1948) et <Ecrit>"La longue marche"</Ecrit> (1957).</p>
				<p>Après la mort de Sartre, Simone de Beauvoir a publié <Ecrit>"La cérémonie des Adieux"</Ecrit> (1981) et <Ecrit>"Lettres au Castor"</Ecrit> (1983) qui rassemblent une partie de l'abondante correspondance qu'elle reçut de lui. Jusqu'au jour de sa mort, le 14 avril 1986, elle a collaboré activement à la revue fondée par elle et Sartre, "Les Temps Modernes", et manifesté sous des formes diverses et innombrables sa solidarité totale avec le féminisme.</p>
			</Biographie>
			<Infos>
				<Info annee="1954">Reçoit le prix Goncourt pour "Les Mandarins".</Info>
				<Info>Compagne de Jean-Paul Sartre.</Info>
			</Infos>
		</Perso>
		<Perso id="a3">
			<Nom>Hegel</Nom>
			<Prenom>Georg Wilhelm Friedrich</Prenom>
			<Naissance annee="1770" mois="Août" jour="27" lieu="Stuttgart"/>
			<Deces annee="1831" mois="Novembre" jour="14" lieu="Berlin"/>
			<Biographie>
				<p>En se proposant de construire un système complet du savoir, Hegel s'affirme comme un penseur encyclopédique. Paradoxalement, ce système, qui se veut exhaustif et objectif, a suscité les philosophies et les interprétations les plus diverses : Hegel est ainsi lu tour à tour comme un athée, un théologien, un penseur tragique, un rationaliste absolu. Il a tout dit, mais tout n'est pas dit sur lui, et Hegel garde tout son mystère.</p>
				<p>L'homme est né à Stuttgart en 1770. Fils d'un modeste fonctionnaire, il fait de bonnes études qui le familiarisent avec l' "Aufklärung", le courant des Lumières en Allemagne. Au séminaire de Tübingen, il a pour condisciples Schelling et Hölderlin, avec qui il se passionne pour la Révolution française. Après avoir été précepteur, il obtient en 1804 un poste de professeur à Iéna. S'ouvre alors une période féconde de grands ouvrages : la Phénoménologie de l'esprit paraît en 1807 ; en 1809, il compose la Science de la logique ; en 1817, il publie son ouvrage le plus systématique : Précis d'encyclopédie des sciences philosophiques.</p>
				<p>Il est alors nommé à l'université de Berlin, où sa gloire atteint son apogée. C'est là qu'ont lieu ses célèbres cours sur l'Histoire, le droit, l'esthétique ou la philosophie de la religion, thèmes qui parcourent le système hégélien dans toute son ampleur. Reconnu par tous, il est recteur de l'Université pendant un an avant de mourir, en 1831, victime d'une épidémie de choléra.
</p>
			</Biographie>
			<Infos>
				<Info annee="1954">Reçoit le prix Goncourt pour "Les Mandarins".</Info>
				<Info>Compagne de Jean-Paul Sartre.</Info>
			</Infos>
		</Perso>
		<Perso id="a4">
			<Nom>Levy</Nom>
			<Prenom>Benny</Prenom>
			<Naissance annee="1945" mois="Août" jour="28" lieu="Caire"/>
			<Deces annee="2003" mois="Octobre" jour="15" lieu="Jérusalem"/>
			<Biographie>
				<p>Benny Lévy quitte l'Egypte à 11 ans avec ses parents. Sept ans plus tard, il arrive à Paris où il intègre Normale Sup en 1965, ce qui lui permet de rencontrer Louis Althusser, philosophe marxiste dont les cours ne seront pas sans influence. Engagé dans l'Union des étudiants communistes (UEC), il devient Pierre Victor en mai 68 et s'inspire du maoïsme pour fonder la gauche prolétarienne (GP). Il rencontre Sartre en 1970, grande rencontre qui le mène à co-fonder 'Libération' en 1972. Lévy obtient la nationalité française grâce à Sartre, dont il devient le secrétaire particulier jusqu'à sa mort. A partir de 1978, date à laquelle il découvre Lévinas, Benny Lévy apprend l'hébreu et s'investit dans des études talmudiques. Après avoir enseigné la philosophie pendant plus de dix ans, il s'installe en Israël où il veut populariser la pensée de Lévinas en créant l'Ecole doctorale de Jérusalem puis l'Institut Lévinas avec Alain Finkielkraut et Bernard Henri-Lévy. Ses ouvrages les plus célèbres sont 'L'Espoir maintenant', entretiens à scandale où Sartre donne des contours religieux à sa pensée, et 'Visage continu, la pensée du retour chez Emmanuel Lévinas'. Il venait d'achever un essai, 'Etre juif', sur le messianisme juif moderne, qui verra le jour aux lendemains de sa mort.</p>
			</Biographie>
			<Infos>
				<Info>Secrétaire de Jean-Paul Sartre.</Info>
			</Infos>
		</Perso>
		<Perso id="a5">
			<Nom>Elkaïm-Sartre</Nom>
			<Prenom>Arlette</Prenom>
			<Naissance annee="?" mois="?" jour="?" lieu="?"/>
			<Biographie>
						-
					</Biographie>
			<Infos>
				<Info>Fille adoptive de Jean-Paul Sartre.</Info>
			</Infos>
		</Perso>
		<Perso id="a6">
			<Nom>Memmi</Nom>
			<Prenom>Albert</Prenom>
			<Naissance annee="1920" mois="Décembre" jour="15" lieu="Tunis"/>
			<Biographie>
				<p>Né à Tunis en 1920. Famille juive arabophone. Études de Philosophie à Alger puis Paris (agrégé après la guerre). Il est incarcéré dans un camp de travail en 1943. Il se marie avec une Française. Il dirige à Tunis le Centre de psychologie de l'Enfant. Fixé en France après l'Indépendance (en 1956). Professeur à l'Université de Nanterre. Prix de l'Union rationaliste pour 1994. Grand Prix littéraire du Maghreb de la Fondation Noureddine Aba en 1995.</p>
			</Biographie>
			<Infos>
				<Info>Prix de l'Union rationaliste pour 1994.</Info>
				<Info annee="1995">Grand Prix littéraire du Maghreb de la Fondation Noureddine Aba en 1995.</Info>
			</Infos>
		</Perso>
		<Perso id="a7">
			<Nom>Contat</Nom>
			<Prenom>Michel</Prenom>
			<Naissance annee="1938" mois="?" jour="?" lieu="Berne"/>
			<Biographie>
				<p>Né à Berne en 1938, Michel Contat a passé sa jeunesse à Lausanne. Jeune enseignant mal acclimaté aux raideurs de l'instruction publique vaudoise, il quitte la Suisse après la révolution de mai 68 et s'établit à Paris. Il raconte ses premières années à Paris dans <Ecrit>"Paris 1959, notes d'un Vaudois"</Ecrit>, qui fait écho à C.F. Ramuz. En 2003, il est distingué par le Prix Alpes-Jura de l'Association des écrivains de langue française pour cet ouvrage. 
A Paris, Michel Contat devient un spécialiste de J.-P. Sartre. Chercheur, il commence par publier une oeuvre de recensement bibliographique: <Ecrit>«Les écrits de Sartre»</Ecrit>. Puis il réalise avec Alexandre Astruc un film qui sortira en 1976: «Sartre par lui-même». En 1972, le célèbre philosophe accepte en effet de parler de sa vie, de son oeuuvre et de son itinéraire intellectuel pendant six heures d'entretiens. Il faut quatre ans pour que le film, sorte d'essai d'autobiographie filmé, puisse voir le jour.  
Premier parmi les fidèles, Michel Contat est devenu le gardien de l'oeuvre de J.-P. Sartre. La publication des romans dans la Pléiade est établie par ses soins. Michel Contat est également critique littéraire au "Monde" et critique de jazz à "Télérama".  
En 2001 paraît aux éditions Zoé <Ecrit>"Paris 1959 : notes d'un Vaudois"</Ecrit> suivi en 2003 par <Ecrit>"Les Musiciens du samedi soir"</Ecrit> aux même éditions.  
</p>
			</Biographie>
			<Infos>
				<Info annee="2003">Distingué par le Prix Alpes-Jura de l'Association des écrivains de langue française pour "Paris 1959, notes d'un Vaudois"</Info>
			</Infos>
		</Perso>
		<Perso id="a8">
			<Nom>Dumas</Nom>
			<Prenom>Alexandre</Prenom>
			<Naissance annee="1802" mois="Juillet" jour="24" lieu="Villers-Cotterêts"/>
			<Deces annee="1870" mois="Décembre" jour="5" lieu="Puys"/>
			<Biographie>
				<p>Alexandre Dumas, de son vrai nom Alexandre Davy de la Pailleterie est né à Villers-Cotterêts en 1802. La mort prématurée de son père, le général Dumas (1762-1806), le prive de la possibilité de faire des études supérieures. Obligé de travailler dès son plus jeune âge - il débute comme clerc de notaire - Alexandre Dumas tente sa chance à Paris en 1822 . Il a alors vingt ans . Sa "belle plume" lui vaut d'être embauché dans les bureaux du duc d'Orléans. Il commence par publier quelques chroniques dans la presse.</p>
				<p>A partir de 1825, il écrit, en collaboration avec Adolphe de Leuven, des vaudevilles. Ceux-ci ne seront pas représentés. Alexandre Dumas s'essaye alors à des poèmes qu'il parvient à publier. Il rencontre des comédiens dont le tragédien Talma, qui l'encourage. Il découvre aussi le théâtre de Shakespeare à l'occasion d'une tournée en France de comédiens anglais. Il fréquente alors un groupe de jeunes écrivains animés par Charles Nodier.</p>
				<p>En 1828, Alexandre Dumas propose à la Comédie-Française, Christine, une tragédie en vers. La pièce sera présentée au comité de lecture mais ne sera pas jouée, en raison de la concurrence d'autres pièces traitant le même sujet.</p>
				<p>En 1829, Alexandre Dumas connaît un immense succès avec Henri III et sa cour, un drame historique, créé à Comédie-Française. La pièce vaut à Dumas de devenir l'une des figures de proue du théâtre romantique. Elle lui permet également d'acquérir argent et notoriété. Il écrit alors de nombreuses pièces, dont Antony (1831), La Tour de Nesle (1832), le Mari de la veuve (1832), Kean ou Désordre et Génie (1836), Caligula (1837).</p>
				<p>Puis Alexandre Dumas, tout en continuant à produire des pièces de théâtre, se met à écrire des chroniques historiques, des souvenirs de voyage et des romans. Homme de théâtre dans l'âme, Dumas gardera dans ses romans le sens de la mise en scène et le goût des "coups de théâtre". Il collabore avec plusieurs auteurs dont notamment Auguste Maquet, qu'il rencontre en 1838. Ce jeune professeur d'histoire l'aidera à écrire ses premiers romans. A partir d'un canevas élaboré par Auguste Maquet ou en commun, Dumas y apporte son talent romanesque : il développe le récit en y ajoutant personnages secondaires et dialogues. A partir de 1840, sa production "s'emballe" : Dumas publiera en tout près de quatre-vingt romans. C'est dans les années quarante qu'il écrit, en collaboration avec Auguste Maquet, ses grands romans historiques , notamment la trilogie des Mousquetaires : Les Trois mousquetaires (1844), Vingt ans après (1845), le Vicomte de Bragelonne (1848), le cycle de la Reine Margot (1847), et le célèbre Comte de Monte-Cristo (1845).</p>
				<p>Très impliqué dans son siècle, Dumas est également un grand voyageur, il s'essaie à la politique (il prend part à la révolution de juillet 1830, il se présente aux élections en 1848, rejoint Garibaldi en Italie en 1860), crée un théâtre ( il fonde le Théâtre Historique qu'il dirige de 1847 à 1851) , édite des journaux, fait construire un château... Malheureusement sa folie des grandeurs et sa grande prodigalité lui valent de connaître des faillites retentissantes et l'obligent à courir après cet argent qu'il dépense aussitôt gagné. "Aventures amoureuses, procès, voyages alimentent la publication de ses pittoresques Mémoires et de ses Impressions de voyage".</p>
				<p>Il meurt en 1870, chez son fils, Alexandre Dumas fils, auteur célèbre de la Dame aux camélias.</p>
			</Biographie>
			<Infos/>
		</Perso>
		<Perso id="a9">
			<Nom>Prévert</Nom>
			<Prenom>Jacques</Prenom>
			<Naissance annee="1900" mois="Février" jour="4" lieu="Neuilly-sur-Seine"/>
			<Deces annee="1977" mois="Avril" jour="11" lieu="Omonville-la-Petite"/>
			<Biographie>
				<p>Prévert, Jacques (1900-1977), poète, parolier et scénariste français dont l'œuvre, composée pour un large public, est une célébration des thèmes de la justice, de la liberté et du bonheur. Né à Neuilly-sur-Seine dans un milieu modeste, il passa sa jeunesse à Paris, où il exerça différents petits métiers avant de se lier avec les artistes d'avant-garde et de rejoindre Marcel Duhamel, Yves Tanguy, Raymond Queneau et Georges Sadoul dans le groupe surréaliste dissident de la rue du Château. En 1931, il fit paraître Tentative de description d'un dîner de têtes à Paris-France, un poème fantaisiste composé de contrepèteries et de calembours. Il écrivit également pour le théâtre de courtes pièces, jouées notamment par la troupe du groupe Octobre, composa des chansons qu'interprétèrent plus tard Juliette Gréco, Yves Montand ou les Frères Jacques. Il se passionna aussi pour le cinéma et rédigea (souvent en collaboration avec son frère, Pierre) plusieurs scénarios de films pour Marcel Carné (Drôle de drame, Quai des brumes, les Visiteurs du soir, les Enfants du paradis). Ce n'est toutefois qu'après la guerre que le poète rencontra son plus grand succès, avec la parution du recueil Paroles (1945). Ayant résolument pris ses distances avec les débats intellectuels et politiques, il laissa libre cours à son sens de l'image insolite et à sa gouaille populaire. Dans un style proche de la langue parlée, il réhabilita la vie ordinaire, invitant le lecteur à se fier au pouvoir de la "!parole!" pour accéder au bonheur, individuel et collectif. Son œuvre s'enrichit alors de nombreux poèmes (Histoires, 1946!; Spectacle, 1951!; la Pluie et le Beau Temps, 1955), évoquant tour à tour l'amour, la liberté, le rêve et l'imagination, tout en témoignant de son attachement et de sa compassion pour les humbles et les malheureux. Ses assauts verbaux contre les hommes de pouvoir, et les institutions en général, accréditèrent l'image d'un poète libertaire : il était seulement hostile à toutes les forces d'oppression sociale. L'humour dont il fit preuve dans ses différents textes ainsi que les collages de Fatras (1966) et de Choses et autres (1972) rappellent son adhésion, moins fortuite qu'il n'y paraît, au surréalisme. Il consacra la fin de sa vie à son activité de parolier (Cinquante Chansons Prévert-Kosma, posth., 1977). Il a également laissé des textes pour les enfants (Contes pour enfants pas sages, posth., 1977); Chanson pour chanter à tue-tête et à cloche-pied, posth., 1985).</p>
			</Biographie>
			<Infos/>
		</Perso>
	</Auteurs>